Les détails sont importants, mais l'image publique les ignore, et la politique oblige à prendre en cet écart. Qu'est-ce qui s'est passé avec l'amendement proposé par Charles de Courson, député centriste ayant navigué, depuis 2007, entre Bayrou, le Nouveau Centre et Sarkozy ?
La fin de l'épisode est désormais bien connue :
La proposition de l'élu de la Marne n'a guère soulevé l'enthousiasme de ses collègues : l'amendement n'a obtenu que trois votes favorables sur une vingtaine de députés présents en commission.
Et le resultat fut l'expression de beaucoup saine colère, de tous bords d'ailleurs. Par exemple, sur Atlantico :
Une erreur parce qu’une représentation nationale qui ne fait pas corps avec le peuple qui l’a élue, qui n’en partage ni les efforts ni les épreuves, est une représentation nationale sans aucune légitimité. Au moment où chacun sent bien qu’il faut « prendre sur soi », l’écoeurant spectacle de ces petits marquis qui refusent de se soumettre aux rigueurs qu’ils imposent au peuple français n’est pas admissible, et sape pour longtemps le droit de cette assemblée à parler en notre nom.
Par exemple…
Pendant le Président de la République et le gouvernement se font critiquer parce qu'ils ne voyagent pas en avion, la mesquinerie de la Commission des Finances n'a pas bon effet.