Affichage des articles dont le libellé est espagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est espagne. Afficher tous les articles

10 décembre 2012

Compétitivité vs. compétitivité

 

Ce qui est bien quand on croit à l'austérité, c'est que quand tout va mal, c'est le signe que tout va bien. L'austérautiste s'en retrouve conforté dans sa croyance, et il a même le sentiment d'avoir affronté ses idées au monde réel. Tout va vraiment bien, donc.

Pour s'en convaincre, il suffit de regarder l'Espagne, comme cette jouraliste des Echos qui s'écris : "la sortie de crise n'est plus une utopie" :

Imperceptiblement, l'Espagne se redresse. Oui, le pays est toujours en récession et le sera l'année prochaine. Oui, le chômage atteint des sommets inimaginables, à 25 % de la population active. Oui, le déficit public est promis à un nouveau dérapage. Mais des signaux sont là, preuve, peut-être, que le pays a touché le fond et remonte, lentement, vers la surface.

Ouf. Les 25 % qui sont au chômage doivent sauter de joie. Voici pourquoi :

11 octobre 2012

Dette : prenez vos billets pour la nouvelle crise

 

C'était le 6 septembre. Mario Draghi a annoncé un soutien "illimité" aux pays de l'eurozone menacés par leurs dettes. Le mot "illimité" a produit un certain effet et a servi à rassurer les requins. Les taux payés par l'Espagne et l'Italie baissent aussitôt. Tout le monde est content. L'euro est sauvé !

Pourtant, un peu comme avec les forfaits téléphoniques illimités, il y a des clauses en bas du contrat qu'il faut lire. Et la condition essentielle du soutien illimité de la BCE oblige le pays demandeur d'aide de se soumettre aux "réformes" préconisées par la BCE. Pour avoir une idée de ce à quoi ressemblent de telles réformes, je vous invite de regarder un peu la Grèce.

Un mois plus tard, les choses semblent s'être calmées. L'Italie emprunte à des taux raisonnables, malgré une récession dure et des déficits qui explosent, malgré ou plutôt à cause de plusieurs politiques d'austérité et de libéralisation.

Pourtant…