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11 octobre 2012

Dette : prenez vos billets pour la nouvelle crise

 

C'était le 6 septembre. Mario Draghi a annoncé un soutien "illimité" aux pays de l'eurozone menacés par leurs dettes. Le mot "illimité" a produit un certain effet et a servi à rassurer les requins. Les taux payés par l'Espagne et l'Italie baissent aussitôt. Tout le monde est content. L'euro est sauvé !

Pourtant, un peu comme avec les forfaits téléphoniques illimités, il y a des clauses en bas du contrat qu'il faut lire. Et la condition essentielle du soutien illimité de la BCE oblige le pays demandeur d'aide de se soumettre aux "réformes" préconisées par la BCE. Pour avoir une idée de ce à quoi ressemblent de telles réformes, je vous invite de regarder un peu la Grèce.

Un mois plus tard, les choses semblent s'être calmées. L'Italie emprunte à des taux raisonnables, malgré une récession dure et des déficits qui explosent, malgré ou plutôt à cause de plusieurs politiques d'austérité et de libéralisation.

Pourtant…

28 septembre 2012

Tu comprends, c'est structurel

 

L'autre jour je me suis penché sur le cas de de l'Italie, où l'austérité bat son plein, ou son vide, ou son bide, depuis un an, avec plusieurs tours de vis consécutifs, assortis à des libéralisations censées libérer la croissance captive. Le resultat, comme on sait, est une récession bien plus dure que ce que les chantres de l'austérité – pourtant ceux qui "savent", n'est-ce pas ? – avaient prévu.

Et tout cela est bien documenté, et ne fait même pas débat. Mais ce qui est véritablement tordu, c'est que la véritable explosion des déficits italiens n'inquiète pas tellement les marchés, ni les partenaires européens (c'est-à-dire : Merkel), alors que le but de l'austérité n'est autre que d'éviter les déficits. L'Italie s'endette comme avant, voire encore davantage, mais cela n'a plus d'importance puisque elle souffre, et l'important est de souffrir, car la souffrance rassure la finance.

Voilà, donc, où nous en étions. Mais depuis ce billet, j'ai appris qu'il y avait décifit et déficit, et que cela change absolument tout.

27 septembre 2012

Pendant ce temps, en Italie...

 

Evidemment, on parle de l'Espagne, à juste titre. Comme exemple, l'Italie est sans plus proche de la France. D'abord par la taille de son économie, mais également par sa chronologie, étant encore posée au bord du précipice.

  • Novembre 2011 : "Italie : nouvelle vague de mesures d'austérité votées au Sénat" (celles de Berlusconi)
  • Décembre 2011 : "Le gouvernement italien adopte un nouveau plan d'austérité." (celles de Monti)
  • Juillet 2012 : "Une piqûre de rappel d'austérité pour l'Italie"

On ne se contente pas non plus de couper les dépenses, on fait dans la réforme structurelle aussi :

  • Janvier 2012 "Rome adopte un plan de libéralisation pour relancer la croissance"

Et le résultat ?