La place de l'opposition dans la Ve République lui laisse peu de possibilités pour empêcher l'adoption même des lois honteuses telles que celle de l'ignoble Colonel Brice Hortefeux. Et pourtant, la majorité n'était pas si loin de craquer cette fois.
Tout ce qu'on peut espérer, à ce stade, hormis une surprise en provenance du Conseil Constitutionnel, c'est que la Majorité Invicible de notre Lider Autoritarismo, Nicolas Sarkozy, le Très Grand Homme (TGH) paie le prix politique de ses actions, et que le pays n'oublie pas qui a fait voter cette loi. Sarkozy nous promet depuis quelques temps d'aller « plus loin dans l'ouverture », mais on peut se demander si l'ouverture n'est désormais plus possible, hormis des types comme Bockel, à propos de qui on peut se demander s'il y a même un sens de parler d'ouverture.
Il faut qu'il y ait un prix politique. A nous, et même aux blogueurs provisoirement découragés, donc, de ne pas laisser oublier ce prix politique. J'en avais déjà parlé, d'ailleurs, à propos de l'élection. Ce qui m'amène aux remerciements que j'étends à Noël Mamère (via Juan), qui a dit les choses comme elles sont:
L’atmosphère est devenue particulièrement houleuse avec l’envolée de Noël Mamère (Verts), qui a accusé le gouvernement de vouloir «rembourser la part de la dette à l’extrême droite qui a permis au président de la République d’être élu à l’Elysée».
Traitant les tests ADN de «peste biologique» qui institue «la xénophobie d’Etat», Noël Mamère a aussi critiqué l’instauration d’un test d’évaluation, dans le pays d’origine, de la langue française et des valeurs républicaines.
«Si on avait demandé aux parents ou aux grands-parents du président de la République, à ceux d’Edouard Balladur, de Fadela Amara ou Rachida Dati de parler français, croyez-vous qu’ils pourraient vivre dans ce pays et être membres du gouvernement?», a-t-il lancé.