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10 mai 2012

Changement : dites « bonjour » aux Eléments

Ce blog vient de changer de nom et d'apparence. Ce n'est pas facile pour moi de lâcher la formule qui m'a si bien servi pendant ces cinq dernières années, mais "La pire Racaille" sent trop le sarkozysme pour être utile, pour être motivant. C'est le moment de couper.

Le soir du 6 mai, j'ai dit que j'allais réfléchir à une nouvelle formule. Moins de hargne, plus de suggestion, de réflexion, y compris dans le vide. Parfois, la blogosphère ne semble pas propice au développement d'idées, mais je trouve plaisant de réfléchir tout haut même si c'est pour enfoncer des portes ouvertes. Et tant qu'il y aura des Jean-François Copé, il faudra quand même revenir de temps en temps à la bonne vieille désintox. Ou même beaucoup si jamais on se retrouve dans une cohabitation…

Le nouveau nom – et le nouveau look (qui est encore expérimental pour l'instant) – sont censés correspondre à l'idée que les blogs peuvent participer à ce grand travail de reformulation et de réinvention des mots et des idées politiques, miniscule morceau par miniscule morceau.

11 janvier 2009

Un billet

Un mois sans billets, sans même laisser un mot. Normalement, il faudrait laisser un mot pour dire que l'on fait une pause, mais en général, moi, je sais que j'ai fait une pause seulement à la fin de la pause. Le reste du temps je me dis sans cesse, "il faudrait faire un billet sur ça". Ou ça. Ou ça.

Il faut dire que le PS m'a déçu. Déjà que nous avons une Ve République qui vérouille le pouvoir, on constate qu'au PS c'est à peu près pareil. Une alternative crédible à l'UMP sera nécessaire en 2012. Pire, seule une altérnative crédible rendra utiles nos résistances au Pouvoir. On a beau taper sur Sarkozy, il a raison en ce moment de n'avoir peur de rien. De son point de vue, évidemment.

Pourtant, je tiens à ce principe qu'il ne faut pas être déçu en politique, que la politique se fait dans le présent avec les forces disponibles, et qu'attendre une meilleure configuration, ou une configuration idéale, c'est laisser faire les autres. La configuration actuelle ne me plaît pas, et je cherche encore un angle pour écrire. On s'en fiche pas mal, sans doute. Moustique parmi les moustiques, j'ai quand même besoin de me créer au moins l'illusion d'agir ou de servir à quelque chose.

Le temps passe et je n'ai pas particulièrement envie de me taire. Bref...

26 novembre 2008

Malaise

Martine Aubry est "élue" au poste de Première Secretaire ; la foire médiatique arrive à sa fin.

J'éprouve un étrange malaise, en tant que blogueur de gauche, blogueur d'opposition au sarkozysme triomphant. Permettez-moi quelques lignes de nombrilisme.

Au départ je pensais que le rôle des blogs politiques de gauche serait de seconder le PS dans sa lutte contre le sarkozyzme. Je constate maintenant combien j'étais naïf. Après une première année passée dans la critique quotidienne du Très Grand Homme (TGH), il m'est apparu que, dans cette Vème République quinquenassée où l'opposition n'a en général pas mieux à faire que de se quereller de toute façon, l'opposition des mots n'était utile qu'en présence d'une véritable et viable opposition politique.

C'est à partir de ce moment-là que j'ai commencé à essayer de réfléchir, avec une forte dose de naïveté, sur ce que pouvait être une pensée de gauche un peu renouvellée. Depuis la désignation de Martine Aubry hier soir, je suis un coupé dans mon élan. Pas envie d'être une opposition à l'intérieur de l'opposition. Ce n'est pas la peine de tirer sur sa propre ambulance. Pas envie de simplement rallier cet appareil, la machine, que je fustige depuis longtemps. Pas envie de rejoindre le jospinisme qui a réussi à se survivre encore. François Hollande va nous manquer, parce qu'au moins avec lui rien ne se passait, on pouvait donc tout espérer.

Alors qu'est-ce qu'il faut faire ? Le traître anti-aubryste parmi les socialo-traîtres ? Je ne sais pas encore. D'où le malaise. Je sais seulement que cette designation me pousse vers un nouveau virage. Vers des réflexions un peu plus détachées du PS, vers une sorte de gauchitude plus abstraite. Peut-être. Je réfléchis.

17 septembre 2008

Interruption

Promis, je reviens. La vie non-virtuelle m'a pas mal bousculé sur plusieurs niveaux ces derniers temps, et ce blog a été l'une des victimes collatéraux. Disons que, avec la liberté extrême d'expression individuelle que les blogs nous fournissent, il y a aussi la liberté de se taire de temps en temps. Sauf que celle-là, il ne faut pas en abuser.

Alors ça y est, j'ai commencé un billet. Un vrai, pas comme celui-ci. Après une absence, le premier billet est toujours le plus difficile, en général parce qu'on a trop de choses à dire en même temps.

Tant pis. J'interromps l'interruption. Il y a trop de choses à écrire. A bientôt.

31 août 2008

Vite, des blogs

Soudain, Juan (marquis de Sarkofrance) m'avertit qu'il est aujourd'hui Blog Day. CC en a déjà profité pour parler des left_blogs. Moi, ces temps-ci, je n'ai tout simplement pas le temps de bloguer. Ce ne sont pas les sujets qui manquent, pourtant, ni les choses à dire. Dans une semaine ou deux je devrais être à nouveau placé pour reprendre mon rythme habituel. Pour l'instant, je décupabilise.

Mais bon, c'est Blog Day (une chaîne destinée à faire exploser le Pagerank du site blogday.org), alors je fais un billet quand même. Il faut citer cinq blogs à découvrir. Allez, voici mes cinq:

Voilà, faut que je file. A bientôt.

15 juin 2008

J'arrive... bientôt

Une semaine sans billet, et j'en suis malade. Enfin, presque. Je n'avais pas prévu cette absence, mais parfois il y a trop à faire dans le monde de la viande pour blogueur correctement. J'espère revenir vite, mais je sais par avance que c'est toujours difficile de retrouver son rythme. D'autant plus que ces gauchitudes sont plus difficile à écrire que ce que j'avais envisagé. Tant pis. Je sais ce qui va être dans le prochain numéro, dès que j'aurais le temps de le faire.

En attendant, la blogosphère bouillonne : les amis blogueurs ont discuté avec Ségolène Royal, Lait d'beu est encore suspendu, ce qui est inquiétant quand même, Olivier Bonnet a un nouveau site tout beau (il faut remettre à jour les aggrégateurs et les liens). Bref, une semaine que j'aurais préféré ne pas manquer.

Là je pars en voyage, en général c'est l'occasion de bloguer un peu plus.

A bientôt.

13 mai 2008

Blogosphéricité (on fait quoi là?)

De temps en temps on s'arrête pour se demander ce qu'on fait. Ou on ne s'arrête pas, mais on se le demande quand même. Ce weekend a été l'un de ces moments, pour moi mais aussi pour d'autres, comme Donatien, Maxime et oRélie. Est-ce que ça sert à quelque chose de s'époumonner sur les blogs, de se rassembler, de se disputer, alors que l'influence politique de tous ces mots et de tous ces pixels est parfaitement intangible.

Pourtant, chaque jour le Web devient un peu plus un champ de bataille politique. On s'est bien moqué de l'interactivité de Désirs d'avenir, et encore du nom Congrès Utile et Serein, dont on ne sait si le choix était naïf, manipulateur, ironique... ou tout cela en même temps. Bertrand Delanoë lance Clarté, courage, créativité et puis aujourd'hui on découvre Terra Nova qui n'est pas une agence de voyage spécialiste de l'Amérique Latine, mais une sorte de think tank à la Gracques_2.0, dirigé par un ensemble de notables de gauche. A priori, cela ressemble au Monde devenu une sorte de parti politique.

Mais je digresse... L'internet est un espace politique, et les blogs ont un rôle à y jouer, justement parce qu'ils ne sont pas le produit de telle fondation, parti ou think-tank, mais un endroit où les gens, les mal-lavés peuvent dire ce qui leur passe par la tête. La question devient, alors : quand on tient un blog politique, est-ce qu'on fait de la politique?

Ce matin, Nicolas J a réussi à résumer tout ce billet qui n'était même pas écrit en un seul twit:

@marcvasseur : je ne fais de politique ! J'écris dans un blog.

Quand je dis que Nicolas a résumé ma pensée, c'est qu'il me semble essentiel de distinguer l'action politique au sens traditionnel, et l'activité blogoësque. Non que celle-ci doit être complètement détachée de celle-là. La beauté des blogs, c'est justement qu'ils sont si libres qu'ils peuvent s'attacher à, ou se détacher de, tout et n'importe quoi. Nicolas, encore lui, nous rappelle souvent que l'influence des blogs est nulle ou quasi-nulle. Il a raison : le poids de la blogosphère dans les grandes tractations politiques sera toujours zéro. Le modèle syndical ou militant des blogs qui se mettent ensemble, deviennent une force, impose quelque chose aux partis... cela ne pourra pas marcher : les blogueurs, au départ, ne représentent qu'eux-mêmes.

Et pourtant, l'influence réelle des blogs peut être grande. Pas en termes d'action politique, mais en termes de représentations. Car, avec tous ces mots que nous balançons et que l'on nous rebalance, nous finissons par créer des représentations, ou par infléchir, ou dégrader, ou nuancer celles que les médias et les institutions déversent sur nous. C'est donc là, à mon avis, le pouvoir, la force des blogs.

Un exemple : le travail incessant de Juan de Sarkofrance, qui mérite d'être souligné à chaque occasion. Peu à peu, on commence à reprendre ses Nème en sarkofrance, d'abord sur Betapolitique, ensuite sur le site de Marianne. Y a-t-il un lien allant du blog jusqu'à la désormais célèbre couverture, "Putain! quatre ans", qui a réussi à énerver notre Très Grand Homme (TGH) :

Selon plusieurs témoignages, le président a détaillé ses récriminations à l'encontre des journaux. Il aurait aussi visé Marianne, dont la dernière "Une" titrait, sur une photo du président, "Putain 4 ans!", et a accusé le Journal du dimanche de ne pas avoir publié dans son édition papier un sondage plus positif que les autres sur sa récente intervention à la télévision.

Je n'en sais rien. Peut-être.

Toujours est-il que c'est dans ce domaine que les blogs pourront "faire quelque chose", exercer non pas un pouvoir politique, mais influencer, infléchir la vision de la sphère politique. C'est-à-dire en restant des blogs.

Blogositudes

Quelques éléments blogosphériques. C'est la journée blogosphérique ici, du moins si j'arrive à faire mon prochain billet dans les temps.

Mais pour l'instant, ça fait plusieurs jours que je voulais signaler la parution de Sarkozy, la grande manipulation d'Olivier Bonnet, l'auteur de l'excellent Plume de Presse. Parmi les "soixante-seize bouquins" que l'on a fait sur Sarkozy, et qui ont contribué à l'énerver l'autre jour, on peut supposer sans beaucoup de risque que celui-ci sera parmi les plus incisifs.

Je viens de me rendre compte qu'edgar, qui laisse de temps en temps de très bons commentaires ici, a un blog. Je ne sais pas comment cela m'a échappé, puisque son blog existe depuis 2005! Hop, donc, dans la blogroll. C'est réparé.

6 mai 2008

6 mai

C'est l'anniversaire... de ce blog, dont le premier billet fut publié le 6 mai 2007 à 3h17. Ségolène Royal n'avait pas encore perdu l'élection, Chirac était encore président. Juan, qui fait le tour des billets de ce jour fatidique a déjà cité ce premier billet, et ce retour en arrière m'a remis soudain dans l'esprit d'alors.

Sans doute ce qui m'a poussé à ouvrir ce blog, c'était la crainte d'un verrouillage du pouvoir médiatique par le nouveau Président, la pérennisation du système qui avait si bien fonctionné pendant la campagne, un contrôle médiatique dopés des pouvoirs "régaliens" dont le Très Grand Homme (TGH) allait disposer une fois aux commandes.

Fallait-il avoir autant peur de Sarkozy?

Oui, car ses politiques sont aussi mauvaises que ce qu'il avait annoncé, sinon pire. En revanche, ce que je n'avais pas prévu, du moins pas le 6 mai 2007, c'était que Sarkozy était nul, qu'il était incapable de gérer son propre pouvoir. Chirac avait raison : Sarkozy a explosé en vol, sauf que c'était une explosion lente et qui se prolonge encore aujourd'hui, un champignon à l'horizon qui enfle presque silencieusement.

L'enjeu a donc changé, car Sarkozy ne convainc plus, et il est difficile, quand on est Président de la R., de se faire oublier assez longtemps pour se refaire une santé médiatique. Donc le Sarkozy de la maîtrise médiatique, de la centralisation à outrance du pouvoir présidentiel, ce Sarkozy-là nous fait moins peur pour l'instant. Je dis bien : pour l'instant. Car le jour où il aura à nouveau un(e) véritable adversaire à gauche, la machine se remettra en marche, moins bien qu'avant, mais quand même. Et en attendant, nous avons une sorte de Chirac enragé et hargneux, qui détient malgré tout le Sénat et l'Assemblée Nationale, et qui domine tant bien que mal son propre parti.

L'enjeu, vu de mon clavier en tout cas, devient de plus en plus celui de la forme d'une opposition possible. De ce point de vue, je n'ai pas beaucoup changé depuis le 6 mai 2007. Je reste persuadé qu'une gauche doit d'abord, surtout, être capable de reprendre le pouvoir. Il ne faut pas être ni trop gentils, ni trop abstraits, ni trop "techniques". La victoire ne viendra pas seulement d'un programme, mais d'une communication efficace, supérieure à celle de l'adversaire, et (quand même) plus honnête, plus sérieuse. Le jeu politique est ainsi fait, même si on ne l'aime pas.

J'ai l'impression que ce blog va s'orienter de plus en plus vers cette réflexion-là, sans évidemment renoncer à suivre les turpitudes et les évolutions du sarkozyzme.

Plus que quatre ans. Peut-être. Il faut tout faire pour ne pas que ce soit plutôt neuf ans.

2 mai 2008

Triomphe de la blogosphère gauche

Le classement Wikio des blogs politiques est sorti avant-hier. Ce blog est, d'après ce classement, le dix-septième blog politique français.

J'en suis content, évidemment. Pour une fois, une activité qui malgré tout prend pas mal de temps et d'énergie, à la longue, est symboliquement récompensée. Je ne vais pas cracher dessus.

Cela dit, je garde bien à l'esprit tout l'arbitraire de ce classement. Quand je regarde mon nouveau voisinage, je vois qu'il y a des blogs qui sont sûrement beaucoup plus influents que celui-ci, déjà quand on voit la quantité de commentaires. Pas d'illusions, donc, sur cette illusion.

Si les causes de ce classement sont à chercher dans les algorithmes de Wikio et surtout dans l'effet de groupe, les effets sont visibles. La semaine dernière Monsieur Poireau et un billet d'Eric Mainville m'ont alerté du fait que Libé avait publié un extrait de l'un de mes billets. (Ainsi qu'un gros extrait d'un billet d'Eric, un autre pris chez kamizole, un autre chez Peuples.net.) C'est peu, une micro-goutte d'eau dans l'océan de la politique et de l'information, mais, pour un humble anonyme comme moi, c'est beaucoup plus que ce que j'aurais pu espérer apporter au débat public en l'absence de cet outil magnifique qu'est le blog.

Le classement ne mesure peut-être pas l'influence réelle des blogs, mais cette fois il mesure l'influence grandissant d'un groupe de blogs, et c'est sans doute la grande nouvelle du mois : Intox2007 et Sarkofrance rejoignent Partageons mon avis (PMA) dans les dix premiers blogs politiques de France (et de Navarre). Du coup, PMA enregistre une légère baisse. Son taulier s'explique :

Ma baisse a différentes raisons, dont quelques unes mécaniques, comme la fin d'une période électorale où j'ai été très actifs, la montée des copains, le retour de Betapolitique dans le classement, Nicolas Sarkozy qui parle beaucoup moins... et moins de billets à faire pour lui répondre.

Mais ce taulier se trompe : il n'y est pour rien. Oui, Betapolitique revient. C'est une bonne chose, il faut bien lui faire de la place. Surtout, portés par un élan irrésistible, Juan et Dagrouik arrivent enfin, il faut leur faire de la place aussi. Ca ferait donc trois nouvelles places. Or, PMA ne baisse que de deux places. C'est donc un peu comme s'il montait d'une place. Bref, Nicolas J. n'a rien à se reprocher, il peut continuer à bloguer la tête haute.

Et comme si cela ne suffisait pas, Marc Vasseur frappe à la porte de la gloire avec une très solide onzième place. Et pour prolonger ce feu d'artifice de bonnes nouvelles, Marc s'intéresse à nouveau à son Congrès Socialiste par ses militants, ce qui est aussi une excellente nouvelle.

Les bonnes nouvelles n'arrivent pas qu'au sommet du classement. Ce qui est presque encore plus important, c'est que toute une armée de petits blogs comme celui-ci montent tout doucement : Victoire au poing de Maxime Pisano me talonne, Abadinte bondit, kamizole continue son ascension inexorable, Trublyonne explose (69e, quand même, +80 il faut le faire), Didier B. arrive au 77e place, l'Antenne relais progresse... Mon souhait, pour le mois prochain, est de voir encore plus de bons blogs de gauche arriver dans ce tableau, des blogs comme Assez pensé (mais il faut que Nicolas W. nous fasse un peu plus souvent des billets!), ou comme Regards... sur l'histoire et la politique qui pourrait être utile si les débats sur le rôle de Napoléon III dans la France d'aujourd'hui devait prendre plus d'ampleur.

Bref, tout ça c'est bien, on est contents. Maintenant il faut faire des billets.

2 avril 2008

Une blogosphère se construit sous nous yeux

Encore une fois comme à la fin de chaque mois, je suis surpris, content, incrédule, confus, ému, scéptique devant le nouveau classement Wikio des blogs politiques. Pour ce blog, le mois de mars a été particulièrement profitable en termes de grignotage de places. Une progression de quatorze places, c'est beaucoup. Je remercie tout le monde. J'ai de la chance.

Comme à la fin de chaque mois, on est tenté d'essayer de comprendre les changements. Les Left_blogs deviennent une entité incontournable dans le paysage blogesque : Sarkofrance (13e) se rapproche des premières places, Partageons mon avis prend racine dans le ciel wikiën, Intox2007 (10) se maintient. Surtout Marc Vasseur (16) - instigateur par ailleurs du Congrès Socialiste par ses militants qui n'a pas encore eu le temps d'être classé - poursuit sa lancée, gagnant encore huit places, après en avoir gagné une bonne poignée le mois dernier. Encore plus spectaculaire, Donatien (23) charge et grapille 44 places pour se retrouver à côté de Peuples (24). Je pourrais continuer longtemps, pour parler de Victoire au poing (37), de Lait d'beu (68) (kamizole est la voisine de François Fillon ce mois-ci) ou d'autres qui devraient bientôt rejoindre ce classement : Monsieur Poireau par exemple, ou Trublyonne, ou encore Petit ScarabéE. Sans parler d'un certain Boulet qui fait des prouesses dans son coin.

Cela dit, il y a quelque chose qui me surprend, ou du moins que je remarque. Le Wikio de ce mois-ci est un classement vert : c'est-à-dire qu'il y a beaucoup, beaucoup plus de petites flèches vertes indiquant des blogs qui montent, que de flèches rouges. Je n'ai pas la tête à réfléchir en détail à toutes ces permutations, et il est normal que les vertes (montées) soient plus nombreuses que les rouges (baisses), mais tout de même : j'ai bien l'impression qu'il y a eu des grosses chutes cette fois. Des pans entiers de l'ancien édifice blogorifique ont disparus des cent premières places. Que faut-il en penser ? Est-ce une nouvelle blogosphère qui est en train de se construire?

5 mars 2008

Blogage politique postif, de gauche

Depuis quelques jours, j'ai commencé à prendre la mesure de la disgrâce de notre pauvre petit Très Grand Homme (TGH). Les publicités pour un magazine de gestion invite ses lecteurs à s'inspirer de certaines des techniques de Sarkozy, mais surtout à en éviter d'autres. Même Le Monde, qui jusque là essayait d'expliquer pourquoi la chute de popularité de Sarkozy était injuste, semble avoir enfin accepté l'idée que l'impopularité du Président est devenue une réalité sociale et politique incontournable. Et en même temps, les blogs vigilants montent, les grands blogueurs du sarkozysme inévitable prennent peur.

Monarchie élective oblige, tout cri de victoire sera prématuré pendant au moins quatre ans (et des brouettes). D'autant plus que pour l'instant la chute du TGH semble ne servir véritablement que les intérêts de François Fillon, et peut-être (mais c'est encore trop tôt, malgré quelques signes encourageants) ceux de certains candidats socialistes aux municipales. Monarchie élective oblige, la chute du Président n'est pas la victoire de l'opposition, mais simplement la chute du Président.

Néanmoins, nous autres blogueurs de gauche peuvent être amenés à se poser des questions de stratégie. Il y a six mois, la perspective de discréditer Sarkozy dans l'opinion semblait bien lointaine. Aujourd'hui, cela est acquis, du moins pour l'instant. Faut-il continuer dans la même voie ? Faut-il apporter des nuances ? Sur quoi et sur qui faut-il désormais taper ? Juan, visiblement requinqué, se lance dans la réflexion : faut-il commencer à élaborer des contre-propositions, développer un programme, en somme ? Et il nous propose un scénario proprement effrayant :

Sarkozy dissoudra sans doute l'assemblée nationale dans deux ans, c'est-a-dire en 2010. Histoire de laisser la gauche aux commandes se vautrer, plombée par une refondation incomplete et un pays ruiné par 3 ans de gabegie sarkozyste. Le President a largement montré, ces 10 derniers mois, qu'il tenait davantage a lui qu'a son camp, a sa survie qu'a celle de ses idées.

On reconnaît bien le personnage, y compris son chiraquisme latent. Seul son côté obstiné, son incapacité maladive à lâcher la moindre miette de pouvoir pourrait l'empêcher de faire de la sorte. Mais que ce soit ce scénario ou un autre, l'objection de Juan est importante : le désordre de la gauche pourrait lui être fatal, un jour ou l'autre. Et j'aurais même tendance à dire qu'il nuit déjà à la gauche, qui n'a su rentabiliser la situation actuelle, au delà d'une hypothétique (mais maigre) victoire de Ségolène Royal si l'élection devait se refaire aujourd'hui. Mais, comme le dirait François Hollande, on verra après les municipales.

Quel rôle pour les blogs de gauche, alors? Est-ce à nous de mâcher le travail pour le PS? Pour ma part, je ne trouve pas que ce soit aux blogs de trouver le futur programme de la gauche. Un blogueur -- du moins celui-ci -- n'a pas la responsabilité de créer un programme politique, n'a pas l'obligation, pour être crédible, d'avoir toujours autre chose à proposer lorsqu'il énonce des critiques du pouvoir. Un blog ne cherche qu'à convaincre ceux qui veulent bien le lire, il ne cherche pas à occuper le pouvoir, à diriger le pays. Après tout, par leur essence même, les blogs ne sont qu'un vague rassemblement d'individus, chacun se donnant la peine de formuler un point de vue. En revanche, je ne vois pas pourquoi les blogs n'auraient pas leur mot à dire, leur place dans le débat.

Quand j'ai commencé ce blog, je pensais que l'un des thèmes majeurs serait d'arguer en faveur d'une gauche combative. Je suis opposé au principe d'une réfondation toujours à venir, et pense que la gauche a la responsabilité d'agir dans le présent, fût-elle l'opposition que la Ve République considère inutile. Je pense aussi que ce n'est pas un programme seul qui fera gagner la gauche, mais plutôt un ensemble communicationnel dans lequel le programme aurait évidemment une très grande place. Le rôle "positif" (même si je trouve que la critique acharnée de Sarkozy et des siens est elle-même parfaitement positive), c'est-à-dire la "force de proposition" (comme on dit "force de vente") des blogs de gauche pourrait être dans la création de cette communication, dans l'effort de rendre crédible, pratiquable, efficace la communication de gauche, intervenant quand il faudra dans le débat de fond, toujours très soucieux de comment chaque action, chaque geste des acteurs politiques pourront utilement servir dans la lutte contre les adversaires politiques. En somme, faire du buzz positif. De gauche.

21 février 2008

Six choses triviales

L'autre jour, Donatien, à la suite d'Eric CDLM, a lancé le défi des confidences. Cette fois, il s'agit de six choses non-importantes. Donatien n'en a fourni que cinq, mais on essayera de ne pas être trop inflexibles avec les règles. Les voici, d'ailleurs, car le règlement m'oblige à les publier.

  • Mettre les règlements sur votre blog
  • Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même
  • Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens
  • Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées

Et voici mes six choses pas importantes.

  1. J'attends toujours trop longtemps entre coupes de cheveux.
  2. Chez moi, mon bureau est un bordel immonde.
  3. Il est très rare que je relise mes billets avant de les publier.
  4. Je n'arrive pas à me faire tout à fait aux agrégateurs, et j'ai tendance à lire les billets des autres sur leurs blogs.
  5. L'hiver je bois du whisky de temps en temps.
  6. Je viens de m'acheter un sac à dos pour porter mon laptop.

Voilà, j'espère que ce n'était pas trop, trop trivial, mais plutôt juste trivial comme il faut. A mon tour donc de provoquer les autres.

Les nominés sont :

Tiens, j'ai même respecté la parité !

31 janvier 2008

Le wikio nouveau est arrivé

Le nouveau "Wikio Top Blogs Politiques" vient de sortir. Quel que soit l'intérêt scientifique de ce classement, il semble bien mesurer quelque chose. Au fur et à mesure que la popularité de notre Très Grand Homme (TGH) s'éffrite, les blogs Vigilants et de gauche sont de plus en plus visibles sur ce classement. Ce qui est, de toute façon, une bonne chose.

Ainsi, Partageons mon avis réussit à engranger une place de plus, pour arriver en onzième position. Peuples.net monte en flèche à la 26e place; Victoire au poing, Ce n'est pas mon président, Torapamavoa, La France de demain, et Marc Vasseur montent aussi. Et votre serviteur garde une place qu'il est toujours aussi surpris d'avoir.

La meilleure nouvelle, à mon avis, est l'arrivée dans le classement de plusieurs blogs méritants : Lait d'beu de l'infatigable kamizole, Donatien et même Les coulisses de Sarkofrance (je dis "même", parce que ce n'est pas mal d'avoir son blog et son annexe dans le classement).

Désormais, on ne peut plus faire un pas dans la blogosphère sans tomber sur des anti-sarkozy de qualité. C'est bien.

21 janvier 2008

Blogos, encore

En vrac, sur la blogosphère du moment...

Il est sans doute le propre de tout média (ou medium) de se retourner assez souvent sur son propre fonctionnement, ses propres outils et orientations. Le blog politique, média ou medium malgré lui, n'échappe pas à cette règle, d'autant moins que bloguer est une activité émminement sociale, une façon de se rassembler tout en maintenant une marge de liberté que je n'imaginais pas avant d'ouvrir ce blog. On essaie de dire des choses à peu près sensées, mais l'absence de toute contrainte véritable (marchande, professionnelle ou autre) donne des petits vertiges de temps à autres.

La possibilité de rassembler des individus pourtant très libres est l'une des particularités du blog. La manière de s'associer ne va pas de soi, pourtant. On remarque néanmoins une évolution depuis quelques mois : d'abord de vagues groupes se forment, que l'on remarque essentiellement par le biais des commentaires laissés chez les uns et les autres. Ensuite, massi13 lance les Vigilants, et Dagrouik crée Left Blogs pour rassembler encore un peu plus.

Et maintenant, depuis le dernier Café des Blogs apparaît la nécessité de coordonner davantage nos propos. Dans le billet de Juan suscité, ce blog ainsi que celui de Nicolas J., sont même cités pour créer des "résonnances" blogosphériques. Pour ma part, je n'en sais rien, mais il est vrai que c'est souvent très utile de lancer un billet à partir de la remarque d'un autre blogueur. Et c'est finalement plus utile et agréable de citer d'autres blogs plutôt que de s'appuyer systématiquement sur les sites des médias traditionnels. Le billet de Donatien fournit un bon résumé de la situation.

J'en profite pour augmenter encore un peu mon blogroll de celui de Donatien, libéré désormais du MoDem, et Victoire au poing, qui aurait dû y être depuis longtemps.

Enfin, signalons et applaudissons cette initiative inédite et encourageante : les enfants de Juan viennent de créer leur propre blog politique!

30 novembre 2007

Billet 200

C'est mon 200ème billet. Un moment pour réfléchir. Deux cents billets, ça me paraît beaucoup, soudain. Presque un billet pour dix chez Juan sur la même période. Vu comme ça, 200, ce n'est pas mal du tout.

J'ai écrit mon premier billet le 6 mai à trois heures du matin, dix-sept heures avant la défaite de Ségolène Royal, dans une insomnie provoquée sans doute par le sentiment d'un couperet qui allait tomber. Un début dans l'urgence, pour marquer cette transition, peut-être pour garder un pied dans le monde d'avant, qui n'était pourtant que celui de Chirac (c'est dire).

Depuis ce premier billet, j'ai beaucoup appris. A vrai dire, j'ai toujours l'impression de bloguer pour apprendre à écrire, pour apprendre à penser, pour apprendre à intervenir. (Inévitablement, on finit par apprendre aussi un peu le "blogage".)

Tenir un blog demande de l'énergie. Il faut, justement, tenir. Parfois, un vent de découragement s'abat sur ce petit coin de la blogosphère : Juan s'interroge, Kamizole a un coup de blues, Flo Py lit Stefan Zweig. A quoi ça sert? Prêche-t-on dans le désert, ou qu'à des convertis?

Même si ce n'est pas toujours facile de trouver, chaque jour ou tous les deux jours, le temps et les raisons pour lancer un billet de plus, je reste persuadé que, collectivement, tout cet effort sert bien à quelque chose : créer une parole qui ne soit ni celle des médias, ni celle des partis, fussent-elles de gauche, une parole ou plutôt plusieurs, se renforçant par leurs désaccords, pour, le moment venu, proposer autre chose que le conformisme politique que l'on nous sert.

Et, en attendant, il y a le plaisir de trouver par le blog des personnes. Donc, merci à tout le monde, confrères et consoeurs blogueurs, commentateurs et lecteurs silencieux. On fera le point après les prochains deux cents billets.

o16o

11 octobre 2007

Technorati, l'ami des blogueurs

Cela faisait presque trois semaines que je postais très peu de billets ici, et pendant ce temps mon Authority chez Technorati a augmenté de plusieurs crans.

Puis aujourd'hui, Nicolas J, anciennement jegpol, encore plus anciennement Nicolas J, s'interroge sur le fonctionnement de ce même Technorati.

D'où ce billet pour tester l'attribution des points d'Authority. Je fait donc des liens vers quelques uns des blogs les moins connus de la constellation PMA, notamment Partageons mon avis, La Poubelle et Micropartageons mon avis. Les réponses bientôt. Promis.

10 septembre 2007

Fret (vite fait)

Pendant trois semaines, je risque de poster peu de billets, ayant beaucoup de travail et peu de temps. J'essayerai de poster quelques bribes quand même, histoire de ne pas perdre la main.

Voici une première bribe.

Damien B signalait dans ces Lectures cet article sur le féroutage en France et la situation du frét en général.

Jusqu'à présent je n'ai pas eu l'occasion de parler beaucoup des considérations écologiques (le cadet des soucis de notre Très Grand Homme (TGH)), mais ces histoires de fret me font quand même bondir.

J'ai toujours pensé que c'était une défaillance majeure de la gauche plurielle jospinienne, de n'avoir pas tenté de réhabiliter le fret en France, ce qui aurait pu arranger Voynet et Gayssot simultanément, et arranger la France en général (surtout).

6 septembre 2007

Un peu trop calme

Hier CSP vient de publier un billet sur l'état actuel de la blogosphère qui rejoint quelque chose qui me tracasse depuis quelques jours, notant

Un phénomène de lassitude collective, troublant parce que non concerté...

Sauf que.

Si mon hypothèse est exacte, celle d'un découragement par avance devant le rouleau-compresseur libéral-sécuritaire, on peut en effet se demander : "à quoi bon un blog ?"

Guy Birenbaum et MC de Cabinet de Subversion s'arrêtent, ce dernier ne s'en expliquant pas, mais on devine que de toute façon, d'une manière ou d'une autre, le jeu ne vaut plus la chandelle. J'avais réagi, à la suite de Dagrouik, à cette phrase de Guillermo, chez Radical Chic:

Vaste programme. En attendant d'en être là, ça serait pas mal que le PS se taise. Non ?

Aujourd'hui, un peu plus calme, je vois cette déclaration plutôt comme un symptôme d'un phénomène bien plus large, cette "lassitude collective" qu'identifie CSP. Devant l'omni-hyperprésidence de Sarkozy, devant la perspective de dix ans de la droite, dans cette Ve République qui laisse encore moins de place et de pouvoir à l'opposition qu'à l'époque pré-quinquennale, on peut, je suppose, se demander "à quoi bon lutter?" Ou penser qu'il faut se taire, d'une manière ou d'une autre. Sarkozy aurait-il réussi à contaminer les esprits au point où toute résistance semble futile ?

Le mois d'août aurait fut donc meurtrier dans les blogs de gauche. Moi-même, je suis revenu à mon clavier un peu désorienté après avoir décroché du net, pas tout à fait sûr comment rattraper ce train qui est pourtant déjà en marche (ça, on peut en être sûrs!). La situation est sûrement un peu différent pour quelqu'un comme CSP, qui après tout a sa Ligue et même la perspective d'un nouveau grand parti de gauche. Ici, un peu plus près du PS, c'est moins évident de fonder ses espoirs sur une personne ou des personnes précises. En attendant qu'au PS on en finisse avec la tournée de déclarations sur comment on doit aborder l'approche d'une méthodologie pour décider d'une stratégie qui pourrait aboutir à une réfondation, on se retrouve, lorsqu'on est un anti-Sarkozy viscéral, dans une sorte de vide idéologique, dans, plus précisément, le vertige de l'opposition pure, c'est-à-dire l'opposition quand les alternatives ont cessé d'être évidentes.

L'autre jour, l'influent jegpol, anciennement Nicolas J, parlait justement du départ de Birenbaum et d'autres événements blogosphériques, et en vient à se poser la question d'une fin des blogs:

Ca fait quelques temps que je note une évolution de la blogosphère politique avec le flottement de quelques blogs politiques que je suivais avec ferveur ! Je mettais ça sur le compte d'une certaine lassitude suite aux élections, le fait qu'on se prépare à cinq ans de sarkozysme et de querelles internes au PS tout en espérant une refondation de l'extrême gauche.

Pourquoi faire pendant cinq ans toujours les mêmes billets sur les mêmes sujets ? Les blogueurs se lassent. [...]

Un loisir branché qui ne l'est plus...

Dans la discussion qui a suivi, il était question de l'opposition systématique à Sarkozy. Est-on crédible, lorsqu'on s'oppose à tout? Est-ce bien raisonnable? Est-ce efficace?

La question est importante. Depuis quelques temps, je crois beaucoup en la nécessité d'une gauche efficace. Cela ne veut surtout pas dire une gauche qui se rapproche mollement du centre pour essayer de grapiller quelques voix, mais une gauche qui arrive à vendre un message fort, qui attire du monde. Donc est-ce efficace, que de vouloir s'opposer tout le temps à Sarkozy, ou, à l'autre extrême, ne faudrait-il pas adopter une stratégie comme Manuel Valls, et accepter de "faire un peu de route ensemble", ou encore essayer de paraître raisonnable ?

Chacun fait ce qu'il veut de toute façon. Surtout avec des blogs. Si le blog n'est plus un espace de liberté de parole et de pensée... Si j'en parle, c'est un peu pour expliquer et/ou trouver ce que je compte faire ici. Je passe à la première personne.

Tout d'abord, quand je blogue, je n'ai pas à me comporter comme un parti politique, qui, lui, dans sa critique du pouvoir, doit au moins esquisser une alternative. Pour un pauvre blogre comme moi, 1089e chez Wikio (!), je ne cherche pas à être une alternative à Sarkozy. Dans un sens, je ne cherche même pas à être crédible, ou même avoir une quelconque autorité. Ce n'est pas moi, un anonyme, qui compte, mais éventuellement ce que j'écris. Je n'ai pas à être crédible parce que je ne demande pas qu'on me croie; je n'apporte aucune information qui ne puisse pas être soutenu par un lien. Il n'y a que les mots sur l'écran qui compte, pas le type derrière qui pourrait être "crédible" ou pas.

Ensuite, au delà de ces considérations très générales sur les blogs et l'écriture, il y a une particularité sarkozyste qu'il ne faut pas négliger. On se rend compte, petit à petit, que pour Sarkozy, tout est communication et la communication est tout. Une enième loi sur la récidive, ou sur les pédophiles, ou sur les immigrés clandestins, ça sert à quoi sinon à envoyer des messages? La liberation des infirmières a certes permis de réussir un joli coup pour l'industrie militaire, mais plus encore c'était l'occasion de briller, et pour Cécilia de briller, et de briller encore plus parce que Cécilia brillait. Embaucher des gens du PS ne sert pas à grand'chose concrètement, mais symboliquement, médiatiquement c'est une énorme réussite. Autrement dit, du fait que c'est la com' qui domine à ce point, il est difficile de ne s'opposer qu'à une partie. C'est un tout, du paquet fiscal au discours devant les étudiants sénégalais, de la Libye à Wolfeboro. S'opposer, du moins dans un blog, c'est s'opposer à tout. La contestation décomplexée, la critique permanente.

30 août 2007

Ménage

Je retrouve l'internet à plein temps et je reprends contact avec la blogosphère après quelques semains de connectivité intermittente et de défaillances matérielles. J'ai pu remarquer que Juan nous offre un nouveau graphisme, épatant, avec ces lunettes de Big Sarko.

Sinon, la rentrée, c'est peut-être aussi le moment de faire le ménage, cette fois dans mon blogroll. Notamment à propos de Radical chic, où l'on trouve, entre autres, ces paroles ineptes, qui se veulent, je suppose, chics :

Vaste programme. En attendant d'en être là, ça serait pas mal que le PS se taise. Non ?

Que dire? Magnifique exemple de l'esprit d'ouverture à gauche. Guillermo, c'est peut-être Michel Rocard. C'est grâce à Dagrouik que je suis tombé dessus:

Je voulais dire quelque mal d'un bande de précieuses ridicules de gauche qui tiennent un blog où on peut lire des conneries bien léchées, mais je ne le ferai pas directement. Ils glosent de la supposée personnalité incertaine de Royal, ou des espoirs déçus portés par notre grognasse rose. A vous de trouver de qui je parle, mais je vous rassure ils sont chic, très bobo-parisiens, et il y'a toujours, au delà de l'écriture prétentieuse, des bonnes choses à lire. Mais finalement tout exude le toc et la vanité, au point que la lecture en vienne insupportable. Tout cela est un peu prétentieux de leur part...

Je vais donc suivre l'exemple de Juan:

c'est radical-chic ?

Merci de l'avoir signalé. Je les ai retiré de mes liens. Enervé.

Je sais que ça risque d'être dur pour eux, mais tant pis.