6 août 2007

La Libye à la plage

En vacances, mon taux de bloggage est en baisse. En revanche, je ne côtoie pas tout à fait le même monde, et je suis surpris, et déçu, de voir que l'affaire "armes pour infirmières" ne choquent pas plus que cela. En fait, la ligne du Figaro, selon laquelle le fait de combiner la libération des ôtages et la vente d'armes à un dictateur, c'est tout simplement une bonne opération de tous points de vue, humanitaire et commercial. Le fait de mobiliser le Qatar pour avoir des liquidités tout de suite, c'est une preuve de savoir faire, c'est du business. Tout va bien.

L'argument selon lequel la France aurait payé très cher la libération des ôtages, ou encore, selon lequel la France aurait payé très cher l'opération médiatique de ce que Le Monde appelle "le couple exécutif", ces arguments-là ne semblent pas porter très loin. En tout cas, c'est la conclusion à laquelle je suis arrivé à partir des discussions que j'ai eues ces deux derniers jours. L'avis des plages.

Cependant, le signe principal, au cours des derniers jours, qu'il y a un souci, ce sont les efforts de l'Elysée, au-delà de l'invention d'une nouvelle forme de politico-paillettes bushophiles, pour établir le démenti.

Tout va dépendre du "récit" qui va sortir de cet épisode, celui du "c'est tout bénef' pour la France", ou celui de Sarkozy qui vide le compte de crédibilité politique de la France pour marquer des points pour sa gloire personnelle.

2 commentaires:

filaplomb a dit…

Je suis frappé par l'omni-silence des journalistes.
Le porte-parole, le communiqué, la conférence de presse et puis quoi ? Plus d'enquete, de recherche ?
Pour la Lybie, il faut souligner la torture extrème qu'ont subit les otages. Quand on prend en compte cette donnée, alors, ça change tout !
:-)

omelette16oeufs a dit…

Oui, on dirait qu'il est impossible qu'une histoire aussi sérieuse soit traitée au mois d'août. Ce n'est pas un sujet d'été. Et à la rentrée, ce sera une vieille histoire, Sarkozy sera passé à autre chose.