9 novembre 2008

Le marché du travail (1)

Avec chaque nouveau plan social qui se présente, avec chaque série de licenciements, ceux qui ont soutenu Nicolas Sarkozy en 2007 doivent se demander comment il est possible qu'en ce temps de crise, le nombre de fainéants et d'assistés augmente, alors que justement la pauvreté et la précarité généralisées devraient leur donner plutôt envie de se lever tôt et de bosser dur.

Etrange comment le rétrecissement du marché du travail va de paire avec une expansion de la fainéantise. C'est de la psychologie économique. Il faudrait créer une nouvelle branche de la science pour expliquer comment l'envie de rester dormir le matin est motivée par d'obscures réalités économiques. C'est peut-être un peu comme la relation entre les planètes et la vie des hommes...

Il me faudrait une rubrique qui s'appelerait Qu'on m'explique... Voici ma première question : lorsqu'il n'y pas assez de postes à pourvoir pour tout le monde, quel intérêt y a-t-il à rendre tel ou tel groupe plus compétitif, les jeunes, les seniors...? N'est-ce pas simplement pour prendre des postes à d'autres ? Je comprends l'intérêt de rendre plus compétitifs ceux qui sont les plus exposés à l'exclusion. Mais la formation, ou même les coups de pieds aux fesses ne peuvent jamais être une solution globale, lorsque ce sont simplement des postes qui manquent. Je pense que l'idée fondamentalement sarkozyste selon laquelle c'est le travail qui crée le travail va être mise à rude épreuve. Par contre, le chômage qui crée le chômage, peut-être.

4 commentaires:

Nicolas a dit…

Trop compliqué pour un dimanche.

omelette16oeufs a dit…

C'est juste pour être en forme pour lundi!

Monsieur Poireau a dit…

Paradoxe : au plus l'ANPE embauche, au moins il ya de chomeurs !
:-)))

[Cela dit tu as raison sur l'excès de concurrence encouragée par ce système !].

Fleur d'hiver a dit…

En tant que retraitée (modeste), de la fonction publique et donc, à ces deux titres doublement budgétivore, c'est bien humblement et le chef couvert de cendres, que je me permets de me demander s'il est vraiment judicieux en ces périodes de plans qui n'ont de sociaux que le non (ouf) de faire travailler les gens jusqu'à soixante dix ans. A quand les mômes de dix ans dans les usines, pour pouvoir lutter avec la Chine et la Malaisie ?