21 septembre 2007

Offre valable

Le chef de l'Etat a par ailleurs demandé aux partenaires sociaux de définir "avant la fin de l'année des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes" pour les chômeurs qui refusent "deux offres valables d'emploi ou une formation".

Il s'est dit "prêt à discuter de ce qui constitue 'une offre valable d'emploi' et de ce que doit être la sanction", et souhaité que le nouvel organisme issu de la fusion ANPE-Unedic soit chargé de prononcer ces sanctions "pour des raisons d'efficacité". (Source)

L'autre jour, j'entendais Christine Lagarde interviewée sur France-Info. Je n'en trouve pas trace maintenant, alors je dois faire confiance à ma mémoire.

L'intervieweur demande si une définition de ce qui constitue une "offre valable d'emploi" a été fixée. Non, car il faut négocier, répond Mme. Lagarde. Et puis: sait-on combien de chômeurs refusent des offres d'emploi? Non, car la définition n'existe pas encore. En somme, ils n'en savent rien. Ils ne savent même pas s'il y a un problème à résoudre. Ils ne se fondent que sur cette impression que le problème est forcément du côté du chômeur paresseux.

En termes de communication, la "solution" présente l'énorme avantage de convaincre le bon peuple qu'il devait bien y avoir un problème.

Et le tour est joué.

3 commentaires:

Nicolas a dit…

Sarko et Lagarde ne sont pas fous ! On ne se moque du nombre de chômeurs refusant des postes... il suffit de communiquer sur le sujet.

Anonyme a dit…

C'est encore plus vicelard. Dans son discours, NS a déploré les faibles performances de la France en termes de répression: «En 2006, les sanctions ont concerné 2% des chômeurs indemnisés, c’est quatre fois moins que chez nos voisins belges et espagnols.» On est exactement dans le cas de figure des quotas d'expulsions de clandestins. Peu importent les critères, peu importent les situations, peu importe la manière: il va falloir faire du chiffre, nom d'un assisté^H^H^Hchien.

omelette16oeufs a dit…

Nicolas,

C'est vraiment la grande leçon de Sarkozy : tout, absolument tout, sert à communiquer.

anonyme,

Je ne savais pas pour les belges et les espagnols. c'est intéressant. Et parfaitement typique : faire du chiffre sur les chômeurs en les rendant responsables du système... Il ne manque plus que l'ignoble Brice Hortefeux...